Published Thursday , on 2 July 2020, 14:00:54 by NONAHA

L’ONG de défense des droits de l’Homme « Amnesty International » a révélé dans un rapport publié, le 22 juin dernier, que le journaliste marocain Omar Radi aurait fait l’objet d’une surveillance par les autorités marocaines, grâce à un logiciel développé par la société israélienne NSO Group.

À travers un communiqué officiel, les autorités marocaines ont réfuté catégoriquement les allégations contenues dans ce rapport, appelant ainsi Amnesty International à leur faire parvenir, dans les meilleurs délais possibles, les preuves tangibles présumées, afin de permettre au pays de faire le nécessaire pour protéger les droits de ses citoyens.

Dans son rapport, Amnesty a indiqué que «l’analyse technique de l’iPhone de Omar Radi a fait apparaître des traces des mêmes attaques par injection que celles observées à l’égard de Maati Monjib et décrites dans le rapport publié en 2019. Ces traces constituent de solides éléments permettant d’établir un lien entre ces attaques et les outils conçus par NSO Group».

Ledit rapport affirme également que le téléphone portable de Maati Monjib, qui se présente comme un défenseur des droits de l’Homme, a fait l’objet d’un acte de piratage, en 2018. Amnesty International relève « qu’il a reçu, entre 2017 et 2018, des messages SMS contenant des liens malveillants associés à NSO Group ».

Le rapport contient un certain nombre d’imprécisions et de contradictions. Si le Maroc n’avait fait appel à cette technologie qu’en 2018, comme le soutient l’organisation, qui donc espionnait Maati Mounjib en 2017 ? Dans ce rapport de 2019, Amnesty International utilise encore une fois le conditionnel pour dire que “le téléphone de Maati Mounjib semble avoir fait l’objet de redirections malveillantes lorsqu’il consultait internet avec le navigateur Safari”.

Maati Monjib est impliqué dans une affaire de droit commun liée au détournement, sur son compte personnel, ainsi que celui de sa femme et de sa sœur, de subventions qu’il recevait de l’étranger pour une association qu’il présidait.

A ce stade, certains experts en matière de droits de l’Homme se demandent qui est Omar Radi et pourquoi les autorités marocaines devraient-elles s’inquiéter à son sujet ? Un défenseur des droits de l’Homme devrait disposer d’un long registre d’actions s’inscrivant dans ce sens. Omar Radi ne l’a pas et ne l’a jamais été.

A ce propos, Amnesty fait entrer en jeu d’autres pays, notamment l’Arabie Saoudite, en prétendant qu’un membre de l’organisation a été visé, en 2018, par le logiciel espion de NSO utilisé par Riyad, dont le Prince héritier MBS est en conflit avec le patron d’Amazon, Jeff Bezos.

Ainsi, Amnesty International intente, depuis 2018, deux actions en justice contre le Ministère israélien de la défense, l’une en Israël, la seconde en Californie. Toutefois, l’ONG n’évoque à aucun moment son “historique” avec NGO Group dans son rapport, lequel a été aussitôt relayé par 17 organes de presse internationaux, sans vérification ni recoupement, laissant suspecter fortement une action orchestrée contre le Maroc par une entité hostile.

A ce titre, le journaliste Omar Radi a été utilisé par Amnesty International dans sa guerre contre la société israélienne NSO Group. C’est la raison pour laquelle les autorités marocaines ont estimé que cette organisation et depuis plusieurs années, n’a fait qu’enchaîner les dérapages contre le Maroc en matière de protection des droits de l’Homme.

Il convient de signaler que les rapports d’Amnesty International ont fait, ces dernières années, l’objet de critiques de la part de certains experts et juristes internationaux, en raison de leur manque de crédibilité et d’objectivité.

Dans un article publié, le 11 mars 2020, par Grenville Cross, Professeur de droit et analyste de la justice pénale dans le journal « China Daily », ce dernier a clairement déploré le manque d’objectivité et de transparence dans les rapports d’Amnesty International. Il a indiqué, à cet égard, qu’une « grande partie de son objectivité a disparu et, par conséquent, sa crédibilité s’est affaiblie ».

Le Professeur a, notamment, signalé que l’organisation évite souvent d’évoquer les vraies violations des droits de l’Homme partout où ces droits sont en jeu. A titre d’exemple, l’Algérie, le pays où les droits humains sont bafoués de façon systématique, n’est citée nulle part par Amnesty International.